Le pull en maille est la pièce de l’hiver qu’on adore ou qu’on abandonne au fond du placard après deux lavages. La différence tient rarement à la coupe, presque toujours à la matière. Avant de craquer pour la couleur du moment, un coup d’œil à l’étiquette change tout.
La laine : la valeur sûre
La laine de mouton classique chauffe très bien et se tient. Elle peut parfois piquer sur les peaux sensibles, surtout au niveau du cou et des poignets. Les mailles épaisses, type pull irlandais ou torsadé, jouent la carte du volume et de la chaleur. À porter par-dessus une chemise ou un t-shirt en coton pour éviter le contact direct.
Le mérinos : le plus polyvalent
La laine mérinos est issue d’une race de moutons à fibres très fines. Résultat : un toucher doux, peu de picotements, une bonne régulation de la chaleur. C’est un excellent choix pour un pull fin porté au quotidien ou sous un manteau. Il s’entretient plus facilement qu’on ne le croit : lavage à froid, programme laine, séchage à plat.
Le cachemire : le plus doux, mais pas le plus solide
Le cachemire, issu de la chèvre du même nom, offre un confort incomparable. En contrepartie, la fibre est délicate et boulochera plus vite si le tricotage est lâche. Deux repères utiles :
- Une maille serrée et dense vieillit mieux qu’une maille aérienne.
- Un prix très bas pour un pull « 100 % cachemire » doit éveiller la méfiance : la longueur de la fibre compte autant que la mention affichée.
Le coton : pour les peaux sensibles et les intersaisons
Le coton ne chauffe pas autant que la laine, mais il respire, ne pique pas et passe en machine sans drame. C’est le bon choix d’un pull d’octobre ou d’une maille portée à l’intérieur. Il a tendance à se déformer avec le temps : privilégiez un tricot assez dense.
Les mélanges : pas forcément un mauvais signe
Un peu de polyamide ou de fibre synthétique améliore la tenue et limite les déformations. Un mélange laine et polyamide à 20 % maximum donne souvent un pull plus durable qu’une laine très pure mais lâche. À l’inverse, les mailles très majoritairement acryliques gardent moins bien la chaleur, forment des boulochons et s’oublient vite.
Lire l’étiquette avant d’acheter
Trois vérifications en cabine :
- La composition. Les fibres les plus nobles doivent figurer en tête de liste.
- Le toucher à l’intérieur. Passez la main sur le col et l’encolure : c’est là que vous saurez si le pull vous grattera.
- La densité. Tendez légèrement la maille. Si vous voyez le jour à travers, elle perdra sa forme.
Les coloris et coupes qui fonctionnent
Cet hiver, les mailles texturées et les tons naturels (écru, camel, vert mousse, bordeaux) se marient aussi bien avec un jean droit ou large qu’avec une jupe longue. Le col roulé fin se glisse sous un blazer oversize pour une silhouette nette. Et pour finir, une écharpe nouée de la bonne façon apporte la touche de contraste qui manquait.
L’entretien qui prolonge la vie d’un pull
- Lavez à froid, retournez le pull, utilisez un filet.
- Ne le suspendez jamais mouillé : la maille s’étire. Séchez à plat sur une serviette.
- Pliez-le plutôt que de le mettre sur cintre.
- Éliminez les boulochons avec un peigne à bouloches, jamais avec un rasoir sur une maille fine.
- Laissez-le « respirer » une journée entre deux ports plutôt que de le laver à chaque fois.
L’essentiel à retenir
Pour un usage quotidien, le mérinos est l’option la plus équilibrée. Pour un pull très chaud, la laine épaisse reste imbattable. Pour un moment de douceur, le cachemire se choisit dense et se soigne. Un pull bien choisi et bien lavé accompagne facilement plusieurs hivers.
